Réinventez – vous. Créez la vie qui vous ressemble

Un homme debout face à la mer au coucher du soleil, sur une plage calme en Indonésie.

Vivre sur une île… ou presque

L’idée n’a jamais été de devenir un Robinson moderne.
Ni d’abandonner le monde, ni de rompre avec tout.
Je ne cherche pas un isolement définitif, encore moins un mode de vie figé.

Ce que je cherche dans une île, ce n’est pas l’isolement pour l’isolement.
C’est une pause.
Un espace entre deux cycles.
Une manière de respirer différemment avant de revenir vers quelque chose qui me correspond mieux.

Vivre sur une île, pour moi, ce n’est pas s’y installer pour toujours.
C’est y passer un jour, une semaine, un mois.
Juste le temps nécessaire pour sentir que quelque chose se remet en place.

La vie est faite de respirations.
Parfois, il faut s’éloigner un peu pour pouvoir revenir mieux.


Une île… ou quelque chose qui y ressemble

Quand je parle d’île, ce n’est pas forcément un point perdu au milieu de nulle part.
Ça peut être une île habitée, une presqu’île, un coin de côte accessible à pied, un bord de mer discret…
ou même un village de montagne, un hameau éloigné.

Une île, au fond, c’est un endroit qui détache du bruit et reconnecte à quelque chose de plus simple.
Ce que je cherche, ce n’est pas l’île elle-même :
c’est une manière de redevenir présent.


Robinson, les illusions et la réalité

Robinson a créé beaucoup d’illusions dans l’imaginaire collectif.
L’idée qu’une île, c’est une liberté totale, l’abondance naturelle, presque nu sous les cocotiers.

En réalité, une île peut devenir exigeante très vite.
La météo, la nourriture, l’abri, l’eau, les déplacements… tout demande de l’énergie.

Mais à une autre étape, une île vraiment déserte peut avoir du sens.
Pas dans une logique de survie extrême, mais dans un cadre choisi et préparé :
on y reste quelques jours, on apporte le nécessaire, on assure l’essentiel, et on explore une forme d’autonomie réelle, sans chercher à jouer les héros.

C’est une parenthèse.
Pas une rupture.
Une expérience intense, mais accessible.

Parce qu’au fond, si tu dois passer douze heures par jour à assurer ta subsistance, tu n’as pas simplifié ta vie :
tu l’as simplement déplacée ailleurs.

Ce que je recherche, c’est la simplicité, pas l’épuisement.


Trouver le bon lieu : intuition et bon sens

Choisir une île — ou presque île — demande de la lucidité.

En Asie du Sud-Est, il existe toujours, à n’importe quel moment de l’année, un endroit où le climat est favorable… à condition d’accepter un minimum de mobilité.

Je regarde des critères simples :

  • nourriture accessible : marchés locaux, fruits mûrs, noix de coco, poissons, coquillages
  • possibilité de faire un feu : bois sec, zone abritée, ou au minimum un petit réchaud
  • lieu praticable : pas de falaises, pas de jungle hostile, pas de marée dangereuse
  • abri minimal : un coin d’ombre, une avancée de rocher, un tarp si besoin
  • calme naturel : un endroit suffisamment paisible pour sentir qu’on peut se déposer

Quand on regarde les choses concrètement, on réalise vite qu’on ne peut pas faire ça n’importe où.
Sinon, ça devient une épreuve, ou une survie déguisée.

Le but, ici, est de se créer un espace pour se régénérer.
Pas de s’épuiser.


L’île comme apprentissage

Ce que j’ai découvert dans ces lieux, ce n’est pas seulement un décor : c’est un rythme.

Un matin calme sur une plage déserte.
Le bruit doux des vagues.
Une première pêche à pied, simple mais suffisante.
Un feu allumé sans pression, juste pour le plaisir de préparer quelque chose soi-même.
Le temps qui ralentit, sans se figer.

Et puis, l’accueil que j’ai rencontré en Indonésie.
Des sourires simples, une présence sans calcul, une chaleur humaine sans insistance.
Une manière de se relier aux autres sans effort.

C’est l’un des luxes les plus rares.


Pourquoi “ou presque” change tout

Une île isolée, c’est magnifique… mais ça peut vite devenir un piège.
On tourne en rond, on dépend de peu de choses, on perd de la souplesse.

Une presqu’île ou un coin de côte, au contraire, offre un équilibre.
On peut rester, bouger, s’ajuster au climat, suivre son rythme.

Et surtout, on peut revenir vers la terre ferme si le corps fatigue… ou si l’ennui s’installe.
Parce qu’une île, même magnifique, peut devenir étroite si on y reste trop longtemps.

Le but n’est pas de s’enfermer.
Le but est de respirer.


Ce que j’ai compris

Vivre sur une île… ou presque, ce n’est pas un projet définitif.
Ce n’est pas une identité.
Ce n’est pas une rupture.

C’est un passage.
Une manière de recalibrer sa vie.
Un espace où l’on enlève le superflu pour voir ce qu’il reste.
Une étape sur mon chemin d’autonomie, de simplicité et d’exploration.

C’est aussi l’une des étapes de mon Défi 6 mois, ce projet où j’explore, mois après mois, différentes formes d’autonomie et de simplicité

Ce mode de vie n’est pas une fin.
C’est un outil.
Une manière d’avancer autrement.

J’en parle aussi différemment dans : C’est quoi le vrai luxe ?


Et toi, c’est quoi ton île… ou presque ?

Elle n’a pas besoin d’être entourée d’eau.
Elle peut être un lieu, un rythme, un moment, une parenthèse.

Ce qui compte, c’est ce qui t’apaise.
Ce qui te recentre.
Ce qui te donne de l’espace à l’intérieur.

Où est ton îlot de respiration, aujourd’hui ?
Et pourquoi ne pas aller le rencontrer, ne serait-ce qu’une journée ?